Un combat à mener

Est-ce assez stupéfiant pour qu’on le préfigure ? Est-ce assez marginal, isolé, suicidaire ? Y a-t-il une armure, un combat à mener, quelques vies à ôter ? Est-on sûr d’y trouver quelques raisons de s’énerver ? Cela suffira-t-il à surmonter ce sentiment d’à quoi bon dérisoire ?

Et ces morceaux d’histoires qui ne font que passer, pourquoi ne pas s’y attarder et les développer ? Voir ce qu’ils ont à raconter ?

Tout ça n’a rien de ridicule. Même si à l’évidence c’est assez lamentable.

Pourquoi vouloir tout contrôler ? Pourquoi ne pas laisser parler les personnages dissociés ? Car chacun a sans doute sa vérité à dire. Qu’elles soient contradictoires, irrationnelles ou illogiques n’a aucune importance. L’essentiel est qu’elles puissent trouver à s’exprimer. Même si c’est pour mentir ou cracher du venin. Le but n’est pas de dire qui a raison ou tort. Il est de témoigner de la complexité de l’enchevêtrement. Non de construire un phare au loin permettant de se diriger, mais d’éclairer les zones d’ombre, en espérant ainsi résoudre les conflits et les malentendus. Le but n’est pas de sauver l’homme. Seulement de l’aider à un peu moins souffrir. Car sa souffrance me traverse et ne me laisse pas de paix.

Enfin je ne sais pas, et suis tenté de dire que je préfère l’ignorer. Tout est si compliqué que j’en suis épuisé. Je n’aime pas l’idée de faire le dégoûté, mais je dois avouer que le dégoût s’impose.

Et c’est ainsi que tout se meurt avant de commencer ? On pourrait le penser. Mais l’accepter, peut-être pas. Il ne faut pas exagérer. Il y a mieux à faire pour sauver ses artères. Par exemple des phrases un peu alambiquées où la réalité finit par s’oublier.

Moi je dis que c’est drôle. Je ne vois pas pourquoi je dirais le contraire.

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