Toujours bonne figure

Je ne me souviens plus, mais j’en garde quand même une sorte de peine qui n’est jamais partie. Car tout ça reposait sur la mélancolie. Sur l’impression d’avoir encore son mot à dire, mais aussi sur la certitude que ce mot-là ne serait jamais entendu. Car ce n’était pas l’heure. Car il était trop tôt, car il était trop tard. Car il me faudrait faire toujours bonne figure. Jamais me contenter de montrer ce que j’aime. Ce n’était pas mon rôle, ne le serait jamais. Car je n’étais pas là pour montrer le chemin. À peine corriger celui qu’on m’imposait.

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